une camel 100 S , c'est trop long
je suis allée à la mer, il a fait très beau
claire est toute rouge
j'ai envoyé une carte à ma maman pour la fête des mères
on a commandé un home cinema
(il arrive jamais)
il y a dix oeillets orange et vert sur la table basse
gentil chéri
grey's anat saison 5 c'est beaucoup trop triste
j'ai mangé trop de madeleines
on a perdu à la belotte, et je suis très mauvaise joueuse
je travaille ce soir
j'ai pas assez dormi
j'ai peur de l'avion
Comment font-ils ces cétacés ??? ils me regardent bêtement comme des poissons dans l’eau lorsque je m’approche de leur bocal, ils frétillent tels des affamés boulimiques de « bouffe pour poissons », tournent en rond, font la pirouette… je me demande bien ce qu’il m’est passé par la tête lorsque j’ai dit cet horrible phrase il y a presque trois ans maintenant « je me sens seule, je veux des poissons ! » Tu parles, aussitôt dit, aussitôt fait, quelle copine ne résisterai pas à la tentation, tu m’étonnes…quoi de mieux pour les 25 ans que de pourrir les dix prochaines années de ta copine en lui offrant sushi et maki dans un joli sac en plastique… ils ont survécu à ce premier trajet me direz vous, puis à l’éclatement du bocal un premier avril, à un trajet de plus de 800 kms en voiture (paris toulouse), puis définitivement relégués derrière un gros yucca, désormais j’essaye de les éviter… telle une ninja je m’approche par derrière, je leur fait peur, les effraient, les bousculent, telle une gamine de quatre ans tirant la queue d’un petit chat en train de boire tranquillement son petit lait… pourquoi tant de haine me dira-t-on ? mets les dans les chiottes me diront les autres… je n’y arrive pas, et je me demande si ils ne me survivront tout simplement pas, juste pour me montrer à quel point ils sont plus forts que nous, ces petits cétacés sans cerveau !
Voilà, je pense que je ne prendrai jamais le relais de Brigitte B, une grande dame… ayant des convictions importantes, pas comme moi, et qui ne doit avoir aucun vice de pensées sur les poissons rouges ! j’en suis sûre.
Il y a quelques jours, je me suis aperçue par hasard, qu’un petit cactus était mort, je ne savais pas qu’un cactus pouvait rendre l’âme…
Je vais le mettre dans le bocal…
10 août 2009 : Toulouse - Amsterdam - Houston, 14 heures et dix min de vol
24 août 2009 : Houston - Amsterdam - Toulouse, 13 heures de vol
Désolée à tous ceux qui ne viennent pas avec moi, càd tout le monde...
"Je vais aux USA cet été, je vais aux USA cet été, je vais aux USA cet été, je vais aux USA cet été, je vais aux USA cet été, je vais aux USA cet été, je vais aux USA cet été, je vais aux USA cet été, je vais aux USA cet été, je vais aux USA cet été, je vais aux USA cet été(...)"
Pardon, mais chéri n'en peux plus de m'entendre et moi il faut que je m'exprime!!!
Je me sens un peu vieille, mais il y a des choses dont on ne se lasse jamais...
Je mange des fraises à la plage, le mardi.
Mon chéri ressemble à un petit homard tout rouge.
Je rêve d'une collègue qui écrit un livre complètement inintéressant sur la religion.
J'ai gagné un concours de poême mais je n'ai jamais reçu le prix.
Je rêve de grands aéroports où je me perds et je pleure.
Je regarde toutes les deux minutes si les prix pour les USA cet été n'augmentent pas trop.
Au taff, je cours toute les journée.
J'essaye de fumer moins et de boire moins de vin mais j'y arrive pas.
J'ai mal au ventre, ça me réveille et je dors plus.
Mon nombril se porte bien lui au moins...
Comme un petit café instantané… la vie se propage dans un grand verre d’eau.
Comment certaines choses pouvant nous gâcher la vie peuvent-elles se transformer en vrais plaisirs la seconde suivante ?
La vie est fascinante, elle prend tours et détours pour se jouer de nous, apprendre de nos erreurs c’est ce que nous faisons à chaque instant, trop de café dans l’eau, peut rendre les choses bien amères…
Savoir que nous sommes importants aux yeux d’une personne, que nous ne sommes pas dans l’action sans raison, que tout cela a un but final, le bonheur d’être là, ensemble, et pour rien au monde ne vouloir gâcher cela…
J’ai l’impression de perdre toutes ces choses, que le café n’est pas amer et qu’il ne suffira pas d’un peu de sucre pour rehausser son goût. Non, il n’y a pas assez d’instantané, pas assez de café, et l’eau devient froide.
Il gèle dehors, je regarde la petite bruine s’écraser contre la vitre sale, je pourrais y rester des heures, comme ça, à profiter de la musique et ne penser à rien, à attendre, et toujours attendre, croire que demain sera mieux qu’hier.
J’ai peur de demain, j’ai peur des mensonges, des faux-semblants, des déceptions, j’ai peur du vide qui se creuse autour de moi.
La vie me donne un nouvel instantané tout neuf aujourd’hui, à moi et moi seule de le doser correctement, et si je n’y arrive pas, carpe diem.
Pour répondre très clairement et le plus simplement possible à toutes ces interrogations… là tu sais déjà que ça va être long… Personne n’est parfait et moi non plus il y a bien longtemps que je n’ai pas pris la plume pour m’exprimer, fort heureusement pour ceux qui en avait marre de voir ma gueule et mes insinuations au dixième degré ridicules. Cependant la question est : comment fait-on lorsqu’on a tout pour être heureux et qu’on ne l’est pas, ou, rectification : que l’on est ni malheureux, ni heureux. Car comme moi Petite fée, tu as besoin d’un des deux sentiments pour avancer, tu ne peux pas « flotter » dirons nous, être nulle part entre le bien et le mal. Tu ne peux pas te regarder évoluer dans une bulle sans avoir ces sentiments étranges qui te tirent dans des abysses profonds de grand malheur, grande solitude ou éclats de joie à en mourir… les extrêmes… tu n’es tout simplement pas PLATE. Je préfère malheureusement te dire que tu es une maso, mais ça tu le sais déjà. Car comme moi tu préfère te faire du mal en te disant que rien ne va, pour pouvoir produire, écrire, peindre, lire, écouter de la musique, sinon tout ce que tu fais est tout simplement : nul et non avenu. Toute production dans un moment de « bonheur », si seulement on sait ce que c’est, n’est bon qu’à mettre au fond d’une poubelle ou au mieux dans un carton que l’on délaissera. Finalement je ne te parlerai pas de tes hormones, qui sont le simple reflet de ta personnalité exagérés. Etre « heureux » n’est facile à comprendre que sur ta propre échelle de malheur… Evidemment, il serait « normal » que tu sois « heureuse », puisque tu ne manque de rien, voir même plus, vous êtes deux, et même trois… mais cela ne suffit pas à être heureux, l’insatisfaction permanente n’est pour toi qu’une revanche sur la vie et l’interminable but atteindre… et vraiment, il n’y a pas de quoi s’en sentir coupable. Moi je t’aime comme tu es, et surtout nimalheureuseniheusreuse.