13.06.2008
J’ai regardé l’air incrédule la vie se dérouler dans un cocon familial déjà oublié
Je me suis endormie maintes fois sur le lit confortable et douillet d’une petite sœur devenue grande et censée
J’ai regardé le temps passer comme défile cette étoile éparpillée, mouchetée
J’ai pleuré toutes les nuits en pensée de ce qui allait arriver.
J’ai regarder une maman, un papa, s’en aller sans se retourner.
Puis je suis allée sur ce quai où j’aurai pu échangé mon sang comme une enfant avec une sœur coupée de désespoir, de tristesse et de chagrin, trouvant la force de me parler encore pour m’encourager dans cette nouvelle aventure, ma vie née.
J’ai avancé seule près du train qui allait me déchirer le cœur, je suis entrée
J’ai regardé les yeux brouillés, un paysage défiler, celui de ma naissance jusqu’à l’âge parfait
Les larmes ont coulé, telle une rivière abondée par temps de pluie, d’un glacier… mon cœur s’est chamboulé, a trépidé, eu quelques sursauts, ouvert, le sang en a coulé, il s’est arraché de ma poitrine, pour revenir s’y lover l’instant d’après… je les reverrai.
Puis je me suis promis, maintenant d’essayer d’avancer doucement, et ne plus trop penser