47 posts tagged “pensées du jour”
un portefeuille
un agenda
des stylos
une trousse avec tampax
des rouge à lèvres
un fluo
des minis parfums
des mouchoirs
des chewing gumm
un appareil photo
un portable
des briquets
un paquet de clopes
du tabac qui est tombé
du typexx??? qui a coulé
un chargeur
des tickets de caisses
EN CLAIR DU BORDEL
non mais tu veux comment que tout cela rentre dans un petit sac Séquoïa???????
Comment ne pas réagir à ce show télé réalité de l’été… a moins de partir trois mois au Pérou depuis 4 ans, je crois que personne ne peut dire qu’il ne connaît pas ou que ça ne l’a tout simplement pas interpellé.
Mais qui sont ils ces couples, des acteurs, des malades mentaux ou des simplets ?
L’année dernière nous avions à faire aux petits jeunes de banlieu dont il fallait décrypter chaque phrase puisqu’il nous parlait verlant sans arrêt… cette année on voit tout simplement des gens malheureux, qui viennent là faire une sorte de psychothérapie du sexe au soleil ? réellement c’est ce qu’ils pensent, ils déblatèrent assez sur eux-mêmes et leur petites pensées profondes « face-caméra » en interview pour ne pas imaginer le côté psy de la série. Ils n’ont pas confiance les uns envers les autres au bout de seulement un an de relation, et viennent ici, au lieu tout simplement d’emmener leur compagne en vacances, justement au Mexique ? (allez y là bas, c’est très joli, je parle en connaissance de cause, et de là où ils sont !). Est-ce donc des couples ? avouez que c’est étrange, ce n’est pas ma vision du « nous » du moins. : ne pas avoir confiance et ne même pas partir ensemble en vacances.
Je me demande quel est cet intérêt à vouloir se frotter à la tentation ? elle est déjà tous les jours sous notre nez, alors la mettre en scène, se mettre en scène, se faire du mal, espionner l’autre, moi je trouve ça complètement ridicule. C’est surtout une autre preuve de manque de confiance : « pars, vas-y, mais n’oublies pas que je te regarde… »
Une image m’a frappé. Le dernier couple arrivé sur l’île avec cette nana de 37 ans qui n’arrive tout simplement pas à quitter un mec qui l’a fait trop souffrir, une hystérique, comme toutes les femmes, néanmoins un peu à l’extrême, pas assez forte pour dire stop, une de celle qui fait parti des gens qui se font quitter et lui qui n’a pas les couilles, lâche, de voir qu’elle est trop malheureuse. Elle vient dans ce show pour « qui veut la fin, utilise les moyens » c’est sa phrase ! se faire un peu plus de mal, encore pour se dire qu’enfin elle pourra le quitter ???
Le premier soir quand il arrive au camp des mecs, il se retrouve au milieu d’une dizaine de chaudasses en string qui remuent le cul sous son nez, qu’est ce que vous voulez qu’il fasse ??? bien sûr il regarde, il est arrivé au milieu de ses rêves et c’est sa nana qui lui offre ce beau cadeau ! il va mater, toucher pour voir si c’est vrai, accéder à la tentation pour se rendre compte que c’est sa nana, sa femme, qui lui apporte beaucoup plus que ces midinettes en maillot payé pour faire de la prostitution à la télé, et qui n’ont d’ailleurs pas plus d’intérêt pour lui à part partir en rendez-vous afin de passer un peu plus à l’image et ainsi se faire connaître.
Pas mieux pour le camp des nanas où c’est plus insidieux et moins trash… ça remue moins du cul, juste les pectoraux et les longs regards compréhensifs envers ces jolies et chétives petites abandonnées par leurs mecs (à la base elles ont quand même choisi, pas besoin de chialer toutes les deux minutes), ces beaux mâles qui sont là pour les écouter attentivement… ironie, pour mieux les charmer, oui blablabla je comprends pas ton mec, tu es une nana si bien… elles aussi elles en profitent à mort. Juste de savoir que tu peux plaire à un mec comme ça, ça doit rebooster ta confiance en toi pour une bonne année, d’ailleurs l’année d’après autant y retourner pour tester ton amour avec lui ? stérile…
Mise en scène, petite musique triste sur moments de solitudes, feu de camps avec images trash de l’autre, grands regards compréhensifs de la présentatrice, coups de théâtres pour qu’on ne s’ennuie pas trop… tout y est!
Non, définitivement non, je ne comprends pas leurs intérêts, et pour ceux qui repartent ensemble, si encore ce sont des vrais couples, comment se relever d’une telle expérience où tu as vu ton mec se trémousser et profiter avec des nanas que tu ne connais pas et lui non plus pendant quinze jours au lieu de tout simplement profiter de ce temps ensemble au bord d’une plage de Bretagne en pull marin et chapeau de pluie ?
Comme dirait une certaine personne encore et toujours : ne prends que ce qui te convient, le reste, rejettes-le, tout simplement.
Donc, pas besoin d’aller faire un show chez TF1, pour se rendre compte que la personne avec qui tu es ne te convient pas, il y avait déjà des prémices, c’est tout simplement de l’autoflagellation, autant pour les femmes que pour les hommes.
Je soulèverai une autre question : quelle vision (encore) de la femme et de l’homme nous montre-t-on ? Est-ce véritablement cela votre vie de tous les jours ??? Non…
Que de temps passé à regarder les oiseaux s’envoler du bord de mon balcon rosé… comme dirait une certaine personne, enfin je sais même pas si c’est vraiment les paroles « j’attends le jour de mes rêves… » je l’ai trouvé. Je le trouve souvent le matin à vrai dire en me levant les yeux embués d’une nuit entière passé dans les bras de l’être aimé… je pense qu’il n’y a pas vraiment de plaisir plus sincère que celui-ci.
Se dire tout simplement que pour une fois, on ne s’est pas trompé, que non, demain ne sera pas le jour le plus morose et le plus glauque, que demain on sera malheureuse parce que… il n’y a pas de parce que, puisqu’il n’y a pas de pourquoi ? tout est évidence et rien n’est cauchemardesque. Est ce cela que l’on appelle « lune de miel » dans un couple ? les jours heureux sans se méfier du lendemain. Partager les moments quotidiens, s’en délecter sans fin, se retourner des fois sur le passé et se demander comment tout cela a pu arriver. Je vis pleinement et je ne pense pas beaucoup. Je vis aux « heures locales » du pays du Ricard et tout me convient à merveille, à un moment on pourrait juste me pincer pour me dire « arrêtes, tu rêves » mais personne ne le fait, personne n’est venu pour me dire que rien n’étais vrai…
Alors je virevolte à travers mes objets, mes jolies robes, mes différentes pièces où il fait bon et frais. Je rentre dans ma voiture en plein soleil, ne peux pas toucher le volant au risque de trop me brûler les doigts, ouvres les fenêtre en grand, remonte boire un verre d’eau pour me dire que tout cela pourra toujours attendre un peu plus…
Je regarde le soleil se coucher sur les jolis toits roses en rentrant du travail et voit un ciel bordé de couleurs plus jolies les unes que les autres, regarde un panneau où est écrit « Barcelone »… la proximité des belles choses rends toujours meilleur ce que l’on vit…
Prendre un journal s’asseoir au frais, siroter un jus de citron, même regarder une connerie à la télé devient tout simplement réjouissant… ET même cuisiner, s’enfermer une heure avec quelques légumes, viande et casserole devient un plaisir, qui l’eut cru ?
Apprendre tous les prénoms
Les nouvelles habitudes
S’arrêter et regarder ces petites fourmis
Doigts de fées armées
D’aiguilles et de seringues
Donner un sourire à un patient
Se retourner et rire de cet accent
Joyeux et heureux gorgé de soleil
Visages déployés
J’avais déjà presque oublié…
Avoir un métier,
C’est adopter une nouvelle famille
Dans son cœur
Un regard jeté et un compréhensif rendu
Lorsque la ligne fait bip lentement…
Je t’ai vu
Petit poussin abandonné
Au milieu d’un grand carrefour
Tu essayais d’avancer
Des gens méchants te poussent
Et te bousculent
Tu n’arrives plus à avancer
De gauche à droite
Malmené
Comme un pauvre petit être
Tu finiras écrasé
Ouvrir ou pas
Une chose que te rendra las
Par évidence
Pas un pas
Ne sera nécessaire
Cette fois
Pour oublier cela
Apprendre la nouvelle vie rose n’est pas sans inconvénients. Elle me met parfois dans un état certain de lassitude, morosité et langueur. J’attends, la seule véritable chose dans la vie qu’il ne faut absolument jamais faire : attendre. Et moi j’attends, comme si les choses pouvait tomber du ciel. Dans une ville ou je connais trois personnes à tout casser, un périph, et une dizaine de rues. Tous les matins embourbée dans un « que vais-je faire aujourd’hui ? », pour arriver au soir « que vais-je faire demain ? ». Alors j’attends. (le travail malgré tout me donnera une raison de me lever). L’homme parti pour un temps finalement indéterminé vers de sombres travaux, j’attends déjà au bout de deux semaines d’installation, les jours heureux et jolis tant attendus. Tout miser, ces espoirs et ces faux semblants ? pourquoi ? sur une personne, tant attendre (encore) d’un autre qui a déjà sa vie ici. Miser ces espoirs pour regretter, non. Miser ces espoirs, oui je l’ai fait, mais c’était pour avancer et ne pas regretter le « avant ». Avant, j’avais des amis, des copines, à côté, des parents quand j’étais toute seule et que j’avais envie de manger. Une pour boire, une pour rigoler, une pour jouer, une pour discuter, pleins pour bien se marrer. Tant d’espoirs bêtement, pour se retrouver seul communément comme le simple des mortels à qui on ne voudrait jamais ressembler finalement, c’est le même, c’est le nôtre, c’est nous, c’est toi, c’est moi maintenant. S’être tant battu pour ne pas ressembler à lui ou lui, assise devant un ordinateur dans ma chambre rouge-orange, voilà, je me dis que si, c’est moi aussi et pour un bon moment… Si gaie, active et débordante d’énergie, je me retrouve l’herbe coupée sous le pied, je pensais juste trop positivement à ce qu’aurait pu devenir ma vie maintenant, une chose un peu extraordinaire s’étant déroulée le jour où j’ai enfin passé le cap des 650 kms de ma ville de naissance ; une chose tout simplement pas commune pour MOI, loin des miens, je vais apprendre une autre vie en positive attitude. Trop d’espoirs et de rêves achevés d’un coup de sabre donné. Ma fierté est ravagée, être triste maintenant, c’est nul tout simplement. Comment ne désormais pas se détester d’avoir pris tous ces risques, d’arriver là dans l’impasse, celle où l’étau se resserre doucement, un abandon, et l’Angoisse, communément.
Les cheveux au vent, un soleil me caressant la peau devenant toute dorée, le rayon de soleil passant à travers de jolis rideaux soufflés par une légère brise, assise au fond d’un hamac avec un joli livre… faire des desserts, et pas de mamie gâteau Alsa, des vrais, acheter de bons légumes, manger du melon et du jambon de bayonne tout frais, se demander si on part à la mer ou à l’océan… ouvrir des cartons, des paquets de souvenirs, pleurer, penser aux gens qui manquent, puis ranger et remettre à un peu plus tard, regarder une voiture en panne et ne penser à rien à part « tant pis », « c’est un peu nul », ne même pas s’énerver, profiter et regarder autour de soi ce que la vie fais de joli, comme dans une chanson tendre d’Ayo, tout douce, calme, le long fleuve tranquille…
Tranquille
Regarder et écouter des gens gentils, accueillants… un orage sur la place du Capitol, rendant le ciel rosé avec des lumières magnifiques, rentrer en courant sous la pluie avec son amoureux, regarder les 600 chaines d’une télé, sans être capable d’en choisir une, flâner pour trouver LE panier qui ira bien ici ou là, regarder une jolie nappe ou un parasol, se faire les ongles, apprendre à se déplacer dans un endroit inconnu, être émerveillée de tout ce qui m’entoure, aller à la piscine chez ma copine, à melrose place, ou remake de beverly hills…changer de maillot de bain, de chaussures et de robes tous les jours, parce qu’ici, on peut enfin mettre toutes ces fringues abandonnées du politiquement correct parisien urbain… là c’est le rural et la loi de qui fais ce qu’il veut, qu’il soit heureux le soir au bord de la Garonne…
Je bulle, là, comme un poisson dans l’eau (sushi et maki virevoltent), il n’y a pas de but particulier (une fois n’est pas coutume), à part seulement de profiter de ces moments merveilleux que m’offrent le paysage et le temps toulousain, ma nouvelle ville, ma nouvelle vie, après toutes ces années passées sous le soleil gris de Paris…
J’ai regardé l’air incrédule la vie se dérouler dans un cocon familial déjà oublié
Je me suis endormie maintes fois sur le lit confortable et douillet d’une petite sœur devenue grande et censée
J’ai regardé le temps passer comme défile cette étoile éparpillée, mouchetée
J’ai pleuré toutes les nuits en pensée de ce qui allait arriver.
J’ai regarder une maman, un papa, s’en aller sans se retourner.
Puis je suis allée sur ce quai où j’aurai pu échangé mon sang comme une enfant avec une sœur coupée de désespoir, de tristesse et de chagrin, trouvant la force de me parler encore pour m’encourager dans cette nouvelle aventure, ma vie née.
J’ai avancé seule près du train qui allait me déchirer le cœur, je suis entrée
J’ai regardé les yeux brouillés, un paysage défiler, celui de ma naissance jusqu’à l’âge parfait
Les larmes ont coulé, telle une rivière abondée par temps de pluie, d’un glacier… mon cœur s’est chamboulé, a trépidé, eu quelques sursauts, ouvert, le sang en a coulé, il s’est arraché de ma poitrine, pour revenir s’y lover l’instant d’après… je les reverrai.
Puis je me suis promis, maintenant d’essayer d’avancer doucement, et ne plus trop penser